Tout ce qu'il faut vraiment savoir sur Anno 117 : Pax Romana
Vous envisagez donc de vous procurer Anno 117 : Pax Romana. Ubisoft nous plonge enfin dans le monde antique, et si vous hésitiez encore, vous vous demandez sans doute comment ce jeu se mesure au géant qu’était Anno 1800.
La gestion de la ville est-elle vraiment bonne ? Peut-on jouer avec ses amis ? A-t-on enfin retrouvé de véritables combats terrestres ? Voici une analyse sans fioritures de ce que ce jeu propose exactement à l’heure actuelle.
Le cadre : deux univers radicalement différents
Contrairement aux anciens jeux Anno où tout le monde commençait sur une île verdoyante générique, 117 vous permet de choisir votre province de départ à l’apogée de l’Empire romain, et ces deux modes de jeu sont comme deux jeux totalement différents.
- Le Latium : C’est le cœur classique de l’Empire romain méditerranéen, baigné de soleil. Vous y construisez des villas traditionnelles, des aqueducs et d’immenses arènes à la manière du Colisée. C’est magnifique, les chaînes de production sont simples, et c’est l’endroit idéal pour se familiariser avec le jeu.
- Albion : C’est la frontière brumeuse, accidentée et marécageuse du monde celtique (en gros, la Grande-Bretagne antique). Vous devez littéralement construire vos villes sur pilotis, reliées par des passerelles en bois au-dessus des marais. L’ambiance est rude, les ressources sont complètement différentes, et vous devez décider s’il faut imposer la culture romaine par la force ou préserver les traditions celtiques locales.
Les graphismes et l’architecture
Ce jeu met votre carte graphique à rude épreuve. Le niveau de zoom et de détail est tout simplement incroyable. Vous pouvez zoomer jusqu’au niveau de la rue et observer des enfants courir après des chiens dans le marché ou des milliers de citoyens acclamer les combattants dans les arènes.
Mais le véritable atout ici, c’est l’architecture. Ubisoft nous a enfin offert la construction en diagonale. Vous n’êtes plus obligé de construire des villes rigides et carrées, organisées en quadrillage. Vous pouvez tracer des routes à 45 degrés, et les champs agricoles ainsi que les bâtiments de production s’adapteront naturellement aux courbes. Le contraste entre une métropole romaine tentaculaire recouverte de marbre dans le Latium et une ville celtique tentaculaire en bois nichée dans les marais d’Albion est saisissant.
Armées, navires et retour des combats de type RTS
Oui, les combats terrestres sont de retour, et il s’agit désormais d’un véritable système RTS intégré. Vous ne vous contentez plus de combattre à bord de navires.
- Le cycle militaire : Lorsque vous subissez une invasion (ou que vous souhaitez mener une invasion vous-même), vous pouvez mobiliser de manière dynamique votre main-d’œuvre civile pour former des armées : infanterie, archers, cavalerie et armes de siège telles que les balistes. Une fois la guerre terminée, il vous suffit de les démobiliser, et ils retournent immédiatement travailler dans vos carrières d’argile.
- Combat naval : Les combats navals sont de retour et plus impressionnants que jamais grâce aux navires modulaires. Vous aurez besoin d’immenses flottes pour protéger vos routes commerciales inter-îles contre les pillards et les empires rivaux. (Remarque : si vous détestez les combats, vous pouvez les désactiver complètement dans les paramètres et vous contenter de jouer à un jeu de construction de ville pacifique).
Rivaux et diplomatie (ne mettez pas l’empereur en colère)
Vous n’êtes pas seul sur la carte. Vous partagez le monde avec toute une série d’adversaires contrôlés par l’IA (les rivaux) qui possèdent tous leur propre personnalité et leur propre style de jeu.
- Diplomatie : Le système diplomatique est incroyablement riche. Vous pouvez mettre en place des centres commerciaux automatiques, signer des pactes de défense ou demander des prêts. Si vous devenez suffisamment puissant, vous pouvez même assujettir complètement un rival IA, transformer ses îles en États vassaux et forcer son dirigeant à venir vivre dans votre villa en tant que spécialiste.
- L’Empereur : Au-dessus de vous tous se trouve l’Empereur. Si vous commencez à déclarer la guerre à l’IA de manière aléatoire et sans justification, votre réputation auprès de l’Empereur s’effondrera, et celui-ci interviendra de manière agressive pour vous mettre hors d’état de nuire.
Coop et multijoueur (la meilleure fonctionnalité)
C’est là que Anno 117 brille de mille feux. Le mode multijoueur est incroyablement flexible et constitue sans conteste la meilleure raison de se procurer le jeu si vous disposez d’un groupe d’amis assidus.
- Le nombre de joueurs : Vous pouvez jouer en PvP standard avec jusqu’à 4 joueurs, ou si vous voulez un chaos absolu, vous pouvez organiser une partie gigantesque à 16 joueurs (4 contre 4 contre 4 contre 4).
- Le mode coop partagé : Vous et jusqu’à 3 de vos amis pouvez tous incarner le même gouverneur romain. Vous partagez le même argent, les mêmes ressources et le même empire. C’est incroyablement amusant de se répartir les tâches : un ami gère les marécages chaotiques d’Albion, un autre s’occupe de la microgestion de l’économie du Latium, et le troisième commande les flottes militaires.
- Sauvegardes en ligne : Ubisoft a ajouté des « sauvegardes en ligne » pour le mode coop. Cela signifie que n’importe quel membre de votre groupe d’amis peut lancer le fichier de sauvegarde partagé et jouer, même si l’hôte est hors ligne. Vous n’avez plus besoin de synchroniser parfaitement vos emplois du temps ! Et oui, pour la toute première fois, vous pouvez jouer à l’intégralité de la campagne narrative en mode coopératif.
Le verdict : Si vous adorez les casse-têtes logistiques à grande échelle et que vous recherchez un jeu de construction de ville plus profond et plus flexible à jouer entre amis, Anno 117 est une véritable réussite.